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Les collèges tricotent un sourire pour les Jeux Olympiques.

Par Direction Communication, publié le mercredi 21 février 2024 09:50 - Mis à jour le lundi 25 mars 2024 14:52
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En 2024, l’association Citémômes s’est lancé un nouveau défi : collecter un million de carrés en tricot pour associer le maximum de personnes à la réalisation d’une œuvre collective, à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Deux collèges du département ont déjà répondu à l’appel : www.seinemaritime.fr/minformer/actualites/college/les-colleges-tricotent-un-sourire-pour-les-jeux-olympiques.html
 
Donner à la vie des couleurs. Ce slogan pourrait être celui de Citémômes, association rouennaise née en 2007 avec l’ambition de créer du lien social dans un esprit de créativité joyeuse. Il y a dix ans, elle lançait « Tricote un sourire », une démarche artistique invitant à la réalisation d’œuvres collectives à partir de petits carrés de tricot en laine de récupération, sur le principe des images pixélisées. En 2016, naissait ensuite le projet « Ensemble nous sommes Monet », une série de tableaux géants en tricot élaborés pour le festival Normandie Impressionnisme. En 2024, c’est donc un nouveau défi qui mobilise l’association avec la perspective des Jeux Olympiques de Paris.

Développer la concentration et la dextérité

Depuis plusieurs mois, elle réfléchit en effet à une installation éphémère qui pourrait être mise en place sur le parcours de la flamme le 5 juillet prochain en Seine-Maritime ou présentée durant l’été à l’occasion d’événements en lien avec les Jeux. Une œuvre modulable évoquant l’olympisme : la flamme, les drapeaux des pays participants et plus généralement les valeurs du sport. Le travail a d’ailleurs déjà commencé avec la volonté de toucher un public le plus large possible en sollicitant les Ehpad, les CCAS, les bibliothèques, les écoles primaires…. « Nous avons cherché aussi à associer les collèges en proposant un parcours de cinq ateliers de deux heures, dans le cadre du CRED76, à deux établissements d’Yerville et de Forges-les-Eaux. Le projet a été exposé aux élèves et à présent, ils participent concrètement à sa réalisation », explique Mathilde Milot, directrice de l’association. Vendredi 9 février, elle animait ainsi sa deuxième séance auprès de trois classes de SEGPA du collège Saint-Exupéry de Forges-les-Eaux. Après un récapitulatif de la séance précédente, les élèves, impatients, sont donc passés à la pratique, répartis en quatre ateliers : tricot, confection de pompons, dessin autour de l’olympisme ou encore tri par couleur des carrés donnés par une association locale Les Joyeux Brayons. « Avec les élèves, nous sommes partis de l’histoire du fil, de l’art textile, du lin pour aborder ensuite les techniques. Le tricot est un bon moyen de faire travailler la concentration et la dextérité. Et il y a aussi une dimension intergénérationnelle dans ce projet : comme nous n’utilisons que de la laine de récupération, les élèves sont amenés à solliciter leur entourage pour collecter des fins de pelote », poursuit Mathilde Milot.

Un challenge pour associer tous les collèges

Avec 100 000 carrés prévus, cette nouvelle œuvre pourrait pulvériser le record de Citémômes de 30 000 carrés (« Héroïnes » à la Fabrique des Savoirs en 2022), « ce qui pour nous implique d’en collecter un million pour avoir une palette de couleurs suffisante ». À raison de 10 000 carrés récupérés chaque semaine, l’association a déjà constitué un stock de 300 000 pièces. « Reste donc 700 000 à trouver ! » D’ici 2025, Citémômes a prévu de redéployer ses « Tricolab », des points de collecte disséminés un peu partout en France pour que « chacun ait une boîte à moins de 30 minutes de chez lui ». En attendant, les collégiens sont mis à contribution, portés par l’enthousiasme de ce projet collectif. « Nous lançons même aujourd’hui un challenge pour que d’autres établissements viennent nous rejoindre, chacun selon ses possibilités, en récupérant de la laine, des carrés tricotés ou en fabriquant des pompons sur les temps de pause par exemple ! » annonce Mathilde Milot qui a fait ses calculs. « Si chaque collège du département récolte 2500 éléments, soit moins d’une dizaine de carrés ou pompons par élève, on serait déjà presque à la moitié de la collecte ! »