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L'exposition Chambre Noire consacrée à Louis Chesneau - Du 25/10/2022 au 23/12/2022 - Pôle culturel Grammont.

Par Direction Communication, publié le jeudi 17 novembre 2022 16:24 - Mis à jour le jeudi 17 novembre 2022 16:31
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Découvrez les 50 années de pratique de la photographie amateur de ce négociant rouennais de 1875 à 1923.

Louis Chesneau est né le 25 septembre 1855 à Rouen, de parents négociants.

Il étudie à l’institut Join-Lambert de Rouen, avant de devenir entrepreneur à son tour. Suite à son mariage en 1884 avec Berthe Lethuillier, elle-même fille de négociants, il se spécifie dans le négoce de produits coloniaux (huile, café…), sous l’appellation Chesneau-Lethuillier, d’abord rue de la Savonnerie, puis au 2, quai Cavalier de la Salle, en 1888. Adepte de la photographie en amateur depuis 1874, il y installe son atelier photo, au dernier étage, équipé de verrières.

À partir de 1889, il tient des registres de prises de vue, nous permettant d’identifier avec précision les différents évènements et lieux photographiés.

Amateur de voyages, il a parcouru la France, souvent accompagné de sa femme. Certaines de ses excursions sont projetées au cours de séances publiques organisées par le Photo-club rouennais, dont il est l’un des membres fondateurs en septembre 1891. Il en est le secrétaire, entre 1892 et 1894, avant d’en devenir vice-président, les 10 années suivantes.

De son union avec Berthe, il aura 4 enfants, dont un seul lui survivra, à sa mort le 3 octobre 1923.

Louis Chesneau est un adepte de l’instantanéité, il cherche lors de ses reportages photographiques à prendre ses clichés sur le vif, sans faire poser ses sujets. Cette pratique a été rendue possible par l’apparition vers 1880 de plaques de verre enduites d’une couche au gélatino-bromure d’argent.

Ces plaques sont placées dans la chambre de l’appareil. Le photographe actionne l’obturateur, laissant passer la lumière un bref instant, l’objectif de l’appareil fait converger cette source lumineuse vers la plaque. Le bromure d’argent va alors se décomposer aux endroits touchés par la lumière, laissant apparaître une image latente.

L’avantage de cette émulsion, par rapport au collodion précédemment utilisé, est qu’elle peut se conserver plusieurs mois avant son utilisation et après son développement. Elle est beaucoup plus sensible à la lumière, le temps de pose est donc réduit à une fraction de seconde. Grâce à ces plaques extra-rapides et à l’apparition d’appareils compacts appelés « détective », Chesneau peut saisir à la volée les scènes de rues, les moments de fêtes et les actualités rouennaises.

Le cliché sur verre alors employé permet d’obtenir une épreuve positive sur papier ou une plaque de verre positive destinée à être projetée sur un mur, comme lors des séances du Photo-club.

www.archivesdepartementales76.net/actualites/chambre-noire-louis-chesneau-photographies-100/n:235